Aller au contenu

Votre parcours

Comment soutenir un proche sans le culpabiliser ?

Aider une personne qui vit avec une obésité : écouter, éviter les remarques qui pèsent, proposer une aide concrète.

L’essentiel

Vous souhaitez aider une personne qui vit avec une obésité ? Le soutien commence par l’écoute, le respect et l’absence de jugement.

Votre rôle peut être précieux, sans surveiller son poids, ses repas ou ses décisions médicales.

Demander plutôt que supposer

Avant d’aborder le poids, demandez à votre proche s’il souhaite en parler. Il peut avoir besoin d’une écoute, d’une aide pratique ou simplement de partager un moment sans évoquer sa santé.

Une question simple peut ouvrir le dialogue :
« Qu’est-ce qui pourrait t’aider en ce moment ? »

Éviter les remarques qui pèsent

Les commentaires sur les portions, la silhouette ou les kilos perdus peuvent être difficiles à vivre, même lorsqu’ils sont bien intentionnés.

Des phrases comme « il suffit de manger moins » réduisent une maladie complexe à une question de volonté. Les comparaisons avec d’autres personnes sont rarement utiles.

Vous pouvez plutôt demander comment votre proche se sent et ce qui compte pour lui.

Proposer une aide concrète

Selon ses envies, vous pouvez :

  • cuisiner ensemble un repas apprécié ;
  • proposer une promenade ou une activité plaisante, à son rythme ;
  • aider à dégager du temps pour un rendez-vous ;
  • l’accompagner en consultation s’il le souhaite ;
  • partager des activités qui ne tournent pas autour du poids.

L’aide doit rester une proposition, pas une surveillance.

Respecter les choix de traitement

Prendre un médicament ou bénéficier d’une chirurgie ne signifie pas avoir choisi une solution de facilité.

Vous pouvez poser des questions et exprimer vos préoccupations avec respect. La décision appartient à votre proche, avec son équipe soignante. Il reste libre de partager ou non les détails de son suivi.

Lorsque le poids remonte

Une reprise de poids ne doit pas devenir un reproche. Vous pouvez encourager votre proche à reprendre contact avec son équipe et lui demander de quel soutien il a besoin.

« Je suis là si tu souhaites en parler ou si je peux t’aider » est souvent plus utile qu’un nouveau conseil alimentaire.

Au Centre

Avec l’accord de la personne concernée, un proche peut participer à une consultation pour mieux comprendre le parcours et la manière d’apporter son soutien.

Grossophobie et stigmatisation liée au poids

Révision médicale : Dr Pierre Fournier

Sources et références scientifiques

Sources consultées le 15 octobre 2026.

  1. Rubino F, Puhl RM, Cummings DE, et al. Joint international consensus statement for ending stigma of obesity. Nat Med. 2020;26(4):485-97. doi:10.1038/s41591-020-0803-x. Consulter la source
  2. National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK). Talking with Your Patients about Weight. Dernière révision en août 2023. Recommandations destinées aux soignants, citées pour leurs principes de dialogue (demander l’accord, langage respectueux). Consulter la source
Auteur
Texte préparé pour le Centre à partir des sources citées
Références
Voir le volet « Sources et références scientifiques » de cette page

Vous ne savez pas par où commencer ?

Commencez par nous en parler. Notre équipe vous aide à identifier la prochaine étape.

Défiler vers le haut