L’essentiel
- L’IMC (indice de masse corporelle) est un repère utile, mais il ne distingue pas le muscle de la graisse.
- Il ne suffit pas à caractériser votre situation : l’évaluation médicale tient compte de bien d’autres éléments.
- La décision d’un traitement, y compris chirurgical, ne repose pas uniquement sur l’IMC.
Calculer votre IMC
L’IMC se calcule en divisant le poids (en kilos) par la taille (en mètres) multipliée par elle-même. Chez l’adulte, on parle de surpoids à partir de 25 et d’obésité à partir de 301, 2.
Cette catégorie ne constitue pas, à elle seule, un diagnostic d’obésité clinique au sens du cadre proposé par la commission du Lancet (2025). Le résultat ne détermine ni une indication opératoire, ni un traitement, ni un remboursement.
L’IMC est un premier repère. Il ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire et ne suffit pas à évaluer votre santé. Au Centre, nous complétons cette mesure par une évaluation médicale et une analyse de la composition corporelle par bio-impédancemétrie.
Le calcul se fait uniquement dans votre navigateur : aucune valeur n’est transmise ni conservée. Classification de l’IMC chez l’adulte : Organisation mondiale de la Santé.
Ce que l’IMC ne dit pas
L’IMC ne distingue pas le muscle de la graisse et ne dit pas où celle-ci se trouve. Il ne suffit donc pas, à lui seul, à caractériser une situation individuelle1, 3.
L’IMC
poids (kg) ÷ taille (m)²
Un premier repère, simple à calculer. Il ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire.
La composition corporelle
Au Centre, la bio-impédancemétrie estime la masse grasse et la masse maigre, pour suivre leur évolution.
L’évaluation médicale complète ces deux mesures.
Au Centre
Au Centre, nous évaluons votre composition corporelle par bio-impédancemétrie. Cette analyse complète le poids et l’IMC en estimant la masse grasse et la masse maigre. Elle aide à suivre leur évolution et à adapter votre prise en charge.
L’évaluation médicale s’intéresse aussi à l’histoire de votre poids, à votre sommeil, aux maladies associées, à votre moral et à votre qualité de vie : voir Médecine de l’obésité.
Aller au-delà du chiffre : le cadre proposé en 2025
En janvier 2025, une commission internationale d’experts, publiée dans la revue The Lancet Diabetes & Endocrinology, a proposé une nouvelle façon de décrire l’obésité3. Ce cadre distingue :
- l’excès d’adiposité, c’est-à-dire de masse grasse, à confirmer par une mesure de la composition corporelle ou du tour de taille, en plus de l’IMC ;
- l’obésité préclinique, lorsque cet excès est présent mais que les fonctions des organes et les activités quotidiennes sont préservées ;
- l’obésité clinique, lorsque cet excès entraîne des atteintes d’organes ou des limitations importantes des activités quotidiennes.
Il s’agit d’une proposition. Elle aide à mieux décrire chaque situation, mais elle ne remplace ni les règles diagnostiques en vigueur ni les conditions de prise en charge par l’assurance. Ce cadre est distinct de la classification de l’IMC établie par l’OMS, utilisée par le calculateur : la classification situe le poids par rapport à la taille, la commission décrit l’état de santé lié à l’excès de masse grasse.
Détails techniques : exemple de calcul, tour de taille et seuils
Exemple : pour 100 kg et 1,70 m, l’IMC est de 100 ÷ (1,70 × 1,70) = 34,6.
À défaut de mesure de la composition corporelle, les recommandations suisses proposent le tour de taille, surtout lorsque l’IMC se situe entre 25 et 30 (repère : 102 cm ou plus chez l’homme, 88 cm ou plus chez la femme)1.
Des seuils d’IMC plus bas sont conseillés pour certaines origines, notamment sud-asiatique et chinoise1.
Les règles d’assurance utilisent aussi l’IMC, avec d’autres conditions : elles sont présentées sur les pages concernées, par exemple Conditions de remboursement en Suisse.
Questions fréquentes
Existe-t-il un IMC à partir duquel il faut se faire opérer ?
Non. La décision chirurgicale ne repose pas uniquement sur l’IMC : elle tient compte de votre santé, de votre parcours et de vos préférences, et elle se prend avec vous, après une évaluation par plusieurs professionnels.
Lorsque l’IMC dépasse 50 : voir Quelle prise en charge lorsque l’IMC dépasse 50 ?.
Et maintenant ?
Une première consultation permet de faire le point et de poser vos questions. Les traitements possibles sont ensuite discutés avec vous. Votre demande est reçue par le secrétariat du Centre, qui organise la suite avec vous.
Révision médicale : Dr Pierre Fournier
Sources et références scientifiques
Sources consultées le 15 octobre 2026. Les règles de remboursement et les informations sur les médicaments évoluent.
- Gerber PA, Collet TH, Favre L, et al. Swiss obesity clinical practice guidance. Swiss Med Wkly. 2026;156:5415. Consulter la source
- Classification de l’IMC chez l’adulte (tableau 2.1 : moins de 18,5 insuffisance pondérale ; 18,5 à 24,99 normal ; 25 à 29,99 pré-obésité ou surpoids ; 30 à 34,99 obésité de classe I ; 35 à 39,99 classe II ; 40 ou plus classe III). Organisation mondiale de la Santé. Obesity: preventing and managing the global epidemic. Report of a WHO consultation. WHO Technical Report Series 894. Genève : OMS, 2000. Consulter la source
- Cadre diagnostique proposé par la commission du Lancet (2025). Rubino F, Cummings DE, Eckel RH, et al. Definition and diagnostic criteria of clinical obesity. Lancet Diabetes Endocrinol. 2025;13(3):221-262. Consulter la source
- Auteur
- Texte préparé pour le Centre à partir des sources citées
- Références
- Voir le volet « Sources et références scientifiques » de cette page